Lettre Ouverte à ma Mère


Ce matin je n'arrive pas à dormir. Je suis réveillée depuis 5h, j'ai mis cela sur le compte du pipi, puis de "Peut-être que j'ai un peu faim ?", pour finalement me rendre compte que j'ai plein de choses qui tournent dans la tête. 💭💭💭 En ce moment avec chéri-chéri on a des nuits assez chaotiques (il est venu se recoucher à peine après que je me sois réveillée ...), on sait que le fait de devenir parents dans 5 mois nous fait beaucoup réfléchir sur notre propre enfance, et l'un comme l'autre on a vraiment eu un parent défaillant, lui son père et moi ma mère. Depuis que je suis revenue vivre dans ma ville natale, mes parents sont, de fait, beaucoup plus présents que quand j'habitais à des centaines de kilomètres, voire dans un autre pays, et même carrément sur un autre continent à 8000 km ! Je me rends compte à quel point j'ai dû fuir cette relation qui était devenue totalement toxique à l'époque. Ce qui me rendait folle ce matin dans mon lit et qui m'en a fait sortir pour écrire ce billet, c'est l'attitude de ma mère, encore aujourd'hui, alors qu'elle a déjà ÉNORMÉMENT changé et dans un bon sens. Mais je pense que l'inconscient fait ressortir beaucoup de choses dans cette période, et je vois aussi que ma tolérance devient TRÈS limitée ... Moi qui me suis beaucoup écrasée en face de mes parents, enfin de ma mère surtout, je sens qu'avec le petit bout à venir je n'aurais ni l'envie ni l'énergie de cela, donc il faut que je tire tout cela au clair. C'est vraiment compliqué de mettre des choses en place avec ce genre de personnes, si ce n'est de la distance, car ce sont que dans des moments courts, peu fréquent, où ils peuvent se "tenir". Le reste du temps ils nous écrasent : par leur présence, leur caractère difficile, par leur susceptibilité extrême ou encore par un certain sentiment de persécution, même si comme je l'ai dit c'est beaucoup plus simple avec ma mère depuis quelques années. Je me dis que c'est fou d'avoir encore des choses à régler avec ses parents à 35 ans ... Mais je vois des ami(e)s qui ont 10 ou 15 ans de plus qui sont parfois dans les mêmes problématiques, je pense que c'est vraiment un gros truc à régler, dans la mesure du possible en tous cas. Avoir un parent plus ou moins toxique c'est vraiment destructeur et cela pousse à avoir une énorme résilience, mais aussi une énorme tolérance.

Sauf que là j'ai plus envie de faire d'efforts. Je me dis que c'est un peu bête d'un côté car cela ne s'est jamais aussi bien passé, mais plus ça va plus ma tolérance baisse. Je pense qu'avec bébé qui arrive je suis mise à l'épreuve de prendre VRAIMENT ma place, sans concessions. J'ai envie de faire cela de la meilleure des façons possibles, sans "drama", pour me respecter avant tout mais aussi un peu par lâcheté, j'avoue. Mais y'en a t'il vraiment une ? J'ai fui loin pendant des années, j'ai écrit des longues lettres d'explications, elles ont porté leurs fruits, c'est sûr, mais je pense malgré tout que cela reste très dur de changer le schéma de quelqu'un. Et là j'en ai marre, je ne supporte plus quand ma mère se met dans une position où elle renverse les rôles. J'en ai marre d'avoir le rôle du bourreau alors qu'en réalité je suis une victime dans cette relation, mais le schéma est impossible à casser car la discussion d'adulte à adulte est impossible à avoir. Elle a le don de tester mes limites et ma patience, de façon totalement involontaire et insidieuse, et je sais que c'est totalement inconscient chez elle et pas de mauvaise volonté, ce qui rend les choses difficiles. D'un côté je me dis que je ne devrais pas m'agacer pour si peu, mais c'est tellement des années et des années de souffrance, de manque de considération et chantage affectif qui ressortent que cela va toucher un point où je sens actuellement que je pourrai vraiment m'emporter mais d'une façon irréfléchie. J'aimerai éviter cette situation car cela la conforterai dans son rôle de victime et me ferai passer, une fois de plus, pour la méchante. Peut-être faudrait-il juste que j'accepte de vraiment jouer ce rôle afin d'en être libérée ? (Bon je crois que je tiens la problématique de ma prochaine séance avec Sandrine ma thérapeute ...!) Mardi dernier j'étais chez la sage-femme, ma mère m'appelle 3 fois d'affilée, évidemment je ne décroche pas, elle me laisse un message sur mon répondeur que je n'écoute pas de suite en sortant. Une vingtaine de minutes après la première "salve d'appels", alors que je suis sur la route, elle me rappelle à nouveau et je décroche avec le blutooth de la voiture. Là elle me demande : "Ca va ??" (NB : c'est LA grande phrase de mes parents, ils peuvent te le demander 5 fois en 10 minutes tellement ils ne savent pas comment être/agir/de quoi parler) Je lui réponds que oui, que j'étais chez la sage-femme, et lui demande "Mais, et toi ?" vu l'insistance avec laquelle elle cherchait à me joindre. Ben non, en fait il n'y avait rien de spécial, comme d'hab j'ai envie de dire ... 😑 Je sentais qu'elle était un peu gênée (mais elle l'est très souvent pour tout et rien donc je ne relève pas), et j'ai compris à posteriori en écoutant son message sur le répondeur. Elle me disait en gros "Bonjour Madame Léna, bon ben je laisse un message parce que sinon tu ne me rappelles pas ...", avec un ton bien sarcastique, bref insupportable. Oh pauvre maman qui a une fille vraiment indigne !! Déjà de mon point de vue je trouve que je rappelle déjà souvent, en sachant que pour ma part cela me demande vraiment un effort vu que 9 fois sur 10 c'est pour me dire "Ça va ?" 😤 15 fois en 10 minutes et être incapable de parler du reste ... Ah ben forcément cela me donne moyen envie de rappeler ! Mes parents sont incapables de proximité (alors d'intimité n'en parlons même pas !), donc quand je les ai ne serait-ce qu'une fois par semaine en vrai ou au téléphone, surtout dans cette période de confinement, il n'y a pas des choses folles à raconter ... Déjà que personnellement les banalités du quotidien ne me stimulent pas de ouf, alors quand ce sont les leurs c'est encore plus dur de s'y intéresser ... Pas parce que ce n'est pas intéressant dans l'absolu, mais on n'a pas le même âge, les mêmes intérêts, le même vécu, donc forcément cela devient compliqué de trouver des sujets ! Mais moi je dois faire l'effort, notamment en rappelant, alors qu'eux se contrefoutent, et de mon quotidien, et de mon intérieur ! Je parlerai bien d'autres choses ("Comment tu te sens en ce moment ?", "Qu'est ce que tu vis ?", "Comment vas-tu VRAIMENT ?") mais cela les bloque totalement, ils sont incapables d'avoir ce genre de conversation. Du coup je sais par avance que quand je vais appeler on va chacun être plus ou moins mal à l'aise parce que tout simplement on n'a rien à se dire ou à se raconter ! Eux me trouvent froide quand je ne fais pas d'efforts et moi je les trouve bidons ! Donc autant éviter ces situations et faire moins mais mieux ! (Comme en Feldenkrais !) Ce genre de personnes ne se remet jamais en question, ils sont incapables de faire le raisonnement dans un sens contraire, ils sont convaincus que leur façon d'être ou de faire est la bonne. Ils ne peuvent pas accepter que l'autre n'a pas les mêmes besoins et envies, et encore moins de se dire "Bon si elle me rappelle pas c'est peut-être que ce que je lui raconte ne l'intéresse pas", et c'est OK ! Par exemple dernièrement j'ai adoré la série "L'Attaque des Titans", mais j'ai conscience que si je passe 20 minutes au téléphone à en parler avec quelqu'un qui n'aime pas les séries je le/la saoûlerai !

Et surtout si c'est récurrent ! Ce n'est pas grave et ce n'est pas pour cela que l'autre ne m'aime pas ! Car oui oui, c'est aussi basique que cela le raisonnement émotionnel de ma mère (ou de mon beau-père) : si je n'aime pas ce qu'elle fait, cela veut dire que je ne l'aime pas tout court. Autant dire que quand vous êtes en face de quelqu'un qui pense comme cela c'est EXTRÊMEMENT compliqué, car rien ne va jamais, vous n'êtes jamais à la hauteur de l'amour qu'il vous porte, lui qui en mérite tant ... Or, jusqu'à preuve du contraire, c'est aux parents de donner de l'amour à leurs enfants, de les faire se sentir aimés. Bien entendu que les enfants vont aimer leurs parents, mais ce n'est pas leur rôle de "réparer" leurs parents ! 😳 Or c'est dans ce fonctionnement malsain que sont nos parents, c'est proche des pervers narcissiques, sauf que dans leurs cas, ils sont juste narcissiques, ils ne tirent pas forcément de plaisir à cette situation, mais cela reste ingérable malgré tout. Une relation c'est quelque chose qui se construit. Cela peut être rapide quand on partage des centres d'intérêts, des discussions ou rien que quand on a le même âge. Mais avec ses enfants c'est du long terme, ils n'ont pas le même âge et j'imagine que si on ne crée pas un lien d'affection avec eux cela peut être compliqué par la suite d'entretenir cette relation. Je comprendrais tout à fait lorsque j'aurai 60 ans que mes enfants se contrefichent de ce que je fais dans ma "petite journée" (référence à Kaamelott, j'espère que vous l'aviez ahah !). 😅 Donc il nous restera l'affectif, les discussion proches s'ils en ont envie, et de mon côté je sais que je m'intéresserai vraiment à ce qu'ils vivent EUX. Mais construire une relation avec quelqu'un qui a 30 ans de plus ce n'est vraiment pas simple si c'est unilatéral, si l'autre ne met pas du sien en s'intéressant un minimum à ce que tu fais, ou si les discussions ne restent qu'en surface, d'autant plus quand le lien d'affection a été coupé, et plusieurs fois ... Du coup, pour revenir à l'origine de ce post, ce matin en repensant à tout cela j'avais grave les boules. Je trouve cela tellement injuste que ma mère ou mon beau-père ne se mettent pas à notre place, ne serait-ce qu'un peu, alors que de notre côté on fait TOUT pour les ménager. Mais ce n'est jamais assez. Et c'est épuisant. Ma mère est spécialiste des petites phrases plus ou moins assassines : "Ah vraiment cette fille elle ne m'aime pas", "Ah ben elle est gentille ma fille" quand je me permets d'émettre la moindre, même pas critique, mais réserve. Parce que oui, des gens comme ma mère, ont la vérité absolue. Aucun autre point de vue n'est valable, donc si l'on se permet, même gentiment, de remettre en question leur vérité, on est méchant. (Par contre eux peuvent dire ce qu'ils veulent et si tu n'apprécies pas tu es susceptible ...) 😓 Au dernier repas chez eux j'ai refusé de la tarte au citron (sachant que je suis au régime IG bas pour éviter le diabète gestationnel, donc pas rien quand même, et que cela fait au moins 3 semaines que je leur dis que je ne mange plus de sucre), j'ai eu droit à un "C'est pas gentil". Voilà voilà ... 😑 Je pourrais répondre, m'énerver, et lui dire qu'elle ne me respecte pas, et je pense que petit à petit c'est ce qu'il se passera, mais ce sont des années de fonctionnement et de blocages à faire sauter. Je crois aussi qu'inconsciemment je voulais toujours les ménager, mais en même temps au moment où j'écris ces lignes je me demande "De quoi ai-je peur réellement ?" J'ai déjà coupé trois fois avec eux, mais ces 9 dernières années et jusqu'à récemment je me sentais redevable envers eux (no comment ...) de m'avoir aidée, pour une fois ... Et je crois que quand on "perd" sa famille, surtout en étant fille unique comme moi, on est malgré tout content de la retrouver et qu'on est prêt à accepter pas mal de choses tant qu'elles s'améliorent, mais aujourd'hui je me dis qu'il ne faut pas non plus accepter tout et n'importe quoi sous ce prétexte là. Je sais que dans quelques années nous partirons de cette ville, et ce matin je m'imaginais la litanie qui allait s'en suivre, les "Ah bon ? Mais pourquoi tu nous fais ça", ou le "Tu nous aimes vraiment pas", et tout le lot de faux arguments et de chantage affectif qui pourrait s'en suivre. Alors peut-être que je les sous-estime, que je suis trop pessimiste, mais même si cela ne tourne pas en drame j'ai l'impression d'avoir encore un espèce de truc pas réglé qui me pèse. Quand elle se plaint que je ne l'aime pas j'ai tellement envie de lui balancer : "Mais moi tu crois que je me suis sentie aimée ??" C'est facile en vieillissant, tout seuls en couple, sans amis, sans autre enfant, de m'abreuver depuis 5 ans de "je t'aime ma chéri" ou de "mon bébé", mais c'est pas maintenant que j'en ai besoin ! C'est en étant enfant que j'aurais voulu que tu me dises cela, pas en tant qu'adulte, tu crois sérieusement que j'ai besoin de ton amour maintenant pour me construire ? J'ai appris à me construire, à devenir forte, et à être qui je suis sans cela, je m'en fiche aujourd'hui de tes mots tendres. Je ne culpabilise (presque) plus de ne pas répondre à la hauteur de ses demandes et de ses je t'aime, mais comment pourrais-je ? Je ne veux pas me renier non plus ou jouer la comédie. Ma mère était tellement dure avec moi que j'ai peu de souvenirs heureux avec elle après mes 10 ans. Elle travaillait beaucoup, était super stressée, très caractérielle, bref dans l'éducation elle était très masculine, cassante, pas très "maman" en bref ... (Pour moi cela explique d'ailleurs en partie pourquoi je n'ai pas voulu d'enfants pendant aussi longtemps et pourquoi quand j'en ai eu l'envie cela a mis du temps à se mettre en place.) Je suis peut-être trop sensible et j'ai plus retenu le mauvais que le bon, je ne sais pas, mais très honnêtement je pense quand même être lucide sur mon enfance. Mes parents se sont concentrés que sur le matériel, en même temps c'est sûr que c'était une autre époque, mais je vois des parents d'amis qui sont beaucoup plus équilibrés là-dessus, donc on ne peut pas tout mettre sur les années 80 non plus ! En plus, que ce soit moi ou surtout mon chéri, le matériel nous importe peu, notre côté "artiste", notre sensibilité est ce qui nous définit, et justement je pense qu'il faut essayer de connaître son enfant, sa sensibilité, et de voir de quoi il peut avoir besoin, matériellement mais surtout émotionnellement et psychologiquement. Ma mère était tellement dure que j'ai régulièrement entendu des phrases du genre "Tu me fais honte" (pour reprendre ses mots à elle, ça c'est "gentil" ou pas ?), qu'elle avait elle-même entendues de son père. C'est sympa quand tu as souffert de mots aussi destructeurs de les redire à ton propre enfant, je trouve cela vraiment très équilibré ... Les gens qui me connaissent bien savent pourtant que j'étais une enfant/ado facile, c'est sûr que quand tu as une mère comme cela la rébellion c'est franchement très très compliqué. Quand j'avais 12 ans, je ne sais plus vraiment dans quel contexte, ma mère avait été très fâchée après moi, sûrement pour une histoire de notes au collège, sachant que j'étais déjà bonne élève et que je faisais zéro connerie, surtout à ce moment là, le pire dans mon adolescence ayant été de fumer quelques cigarettes à 14 ans, wahou lol !! Et je me souviens, il était tard, je dormais mais la chambre de mes parents était à côté, et là je me réveille parce que le ton montait, et j'entends ma mère qui se plaint de moi auprès de mon père. Et au bout de quelques minutes, elle lui lâche cette phrase : "Je préfèrerai avoir une fille comme Fanny" (la fameuse Fanny étant ma meilleure amie de l'époque). Mon père : "Mais non dis pas cela !" Ma mère : "Ah si si je te jure." Je vous laisse imaginer à quels points ces mots peuvent être destructeurs pour une jeune ado. Même plus de 20 ans après et un travail en thérapie, cela m'atteint toujours. D'un coup ton monde s'effondre, ton estime, ton peu de confiance, l'amour que tu penses avoir de tes parents bref tout s'écroule. Plus tard dans la nuit quand ils étaient endormis, après plusieurs heures à pleurer en silence dans mon lit j'ai pris le max de médicaments que j'ai pu dans la pharmacie et je les ai avalés en espérant ne pas me réveiller le lendemain. J'avais même écrit une lettre pour dire quels affaires je donnais à quelle copine ... (Désolée c'est pas la gaieté ce post ...) Heureusement cela n'a pas marché et je me suis "juste" réveillée un peu malade, groggy, mal au ventre et à la tête comme si j'avais pris une méga-cuite. Bien sûr avec le recul je sais qu'elle ne le pensait pas vraiment, mais à 12 ans tu ne peux pas avoir ce recul là. Tu as besoin que tes parents soient là pour toi, qu'ils te protègent et qu'ils te soutiennent, donc quand tu perds cet appui là, tu as beau enfouir cela dans un coin de ton esprit cela te marque à jamais, dans tes choix, dans ta vision et dans ton être le plus profond. Je me rends à quel point pendant des années j'ai eu l'impression inconsciente de ne pas mériter d'être aimée. Comme l'être quand tu entends de la bouche de ta propre mère dit qu'elle préfèrerait que tu sois une autre personne ? Au moins cela m'a donné une force de dingue, j'ai déplacé des montagnes pour arrive à avoir ne serait-ce qu'un peu d'amour et de mérite. Je pensais avoir totalement fait la paix en moi avec mes parents, mais le fait de devenir mère à mon tour me fait réaliser que j'ai encore toutes ces choses en travers de la gorge. Comme disait un psychologue, quand on est jeune on ne peut pas imaginer que nos parents puissent être "mauvais" ou "défaillants", donc on prend pour argent comptant tout ce qu'ils disent et donc la faute vient forcément de nous, elle ne peut pas venir d'eux vu qu'ils sont forcément "bons" dans notre vision d'enfant. Je ne sais pas vraiment ce que j'attends de ce post. Je sais que j'avais besoin de vider mon sac et là cela m'a déjà fait du bien, mais je sens qu'il y a plus à creuser. J'ai relu deux énormes mails que je leur avais écrits, il y a 13 et 10 ans, avec déjà beaucoup d'explications et de mises au clair et je vois bien qu'il y a de l'amélioration, mais je sens que l'équilibre est précaire, et je crois que j'ai peur que l'histoire se répète lorsqu'un jour les choses n'iraient plus dans leur sens, dans le cas d'un déménagement par exemple. Mais comme je disais dans d'autres posts je suis vraiment adulte maintenant, et mon enfant et notre vie avec lui passent 1000 fois devant le reste ! Je crois que j'avais aussi besoin d'écrire ce post pour ne pas oublier, pour me dire que si la situation dégénère à nouveau que je ne suis pas en faute et pour avoir un droit de réponse au cas où. La bonne chose dans toute cette merde (appelons un chat un chat !), c'est que cela me donne déjà une vision de la maman que j'ai envie d'être. Je sais que ce ne sera pas parfait mais au moins je sais ce que je ne veux pas reproduire avec mon enfant. Je ferais tout pour essayer comprendre qui il est dans le fond et lui apporter les choses en conséquences, pour qu'il se sente valorisé et aimé, quoi qu'il fasse et qui il soit. ♥️